Oser ne rien dire!

Certains discours relèvent du grand art!

Quoi de mieux que de s’inviter dans le milieu politique pour illustrer ce propos. Vous l’aurez sans doute remarqué, certains politiciens maîtrisent l’art de ne rien dire (et de nous endormir?). Puisque l’année 2017 s’achève sur des élections municipales, que 2018 sera marquée par des élections provinciales et que 2019 fera « vibrer » la Chambre des communes, pourquoi ne pas se préparer aux éloquents messages des politiciens?

Déchiffrer l’indéchiffrable…

  • Afin de circonvenir à la morosité que nous constatons, il ne faut pas négliger d’expérimenter la majorité des ouvertures réalisables, en prenant toutes les précautions qui s’imposent.
  • Dans le cas particulier de la restriction intrinsèque, il serait bon de revoir la totalité des solutions draconiennes, même si ce n’est pas facile.
  • Dans le but de pallier à* la baisse de confiance de l’époque actuelle, je n’exclus pas d’analyser les relations des voies réalisables, à court terme.
  • Compte tenu de l’inconstance conjoncturelle, il est préférable de favoriser systématiquement les problématiques optimales, même si nous devons en tirer des conséquences.

(*Le verbe pallier commande un complément d’objet direct, i.e. sans préposition – une faute commune…)

Du déjà « entendu »?

Possible… mais je n’ai pas emprunté ces quatre phrases à des politiciens! Elles ont été conçues à l’aide du pipotron : un « amusant » générateur de textes pour les gens en manque d’inspiration!  Je soupçonne que cet outil a une quelconque utilité dans le milieu politique, et vous?

Merci à Pascale Lévesque, chroniqueuse à l’émission Entrée principale de m’avoir inspiré le thème de cet article!

Pour voir la chronique de madame Lévesque : les phrases creuses.

Hélène

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